» Elevage » Actualités et formations
 
 


Actualités et formations
 
 
 
 

Bovins viande : alerte aux problèmes de reproduction

 

L’objectif de tout éleveur est d’obtenir un veau par vache et par an en maîtrisant les intervalles vêlage-vêlage.

Au regard des premiers bilans des vêlages de la campagne 2009-2010, un certain nombre d’éleveurs ont rencontré des problèmes de reproduction sur leur troupeau ( décalage des vêlages, vaches vides, …). Il semblerait que le cumul de plusieurs facteurs ( conduite d’élevage, F.C.O, sécheresse 2009, stress (dont vaccination), …) ait eu une incidence forte sur la fertilité des animaux. Il est donc important en cette période de mise à l’herbe et/ou de reproduction d’assurer une surveillance accrue des animaux afin de détecter d’éventuels problèmes ; plus particulièrement dans les troupeaux subissant des stress (manipulations, vaccination, traitement,…) en période de reproduction.

- ATTENTION AUX FAUSSES GESTANTES : certaines vaches déjà fécondées avortent et ne se recyclent pas, sans aucun signe apparent. (appareil reproducteur au repos).

- De même, il est souhaitable de rester vigilant face au risque de présence de maladie virale ( BVD, …) ou bactériennes ( chlamydiose, fièvre Q, …) ayant profité du passage de la FCO pour se manifester sans être détectées.

- En cas de suspicion lors d’un avortement, n’hésitez pas à effectuer un diagnostic avec l’aide votre vétérinaire (tout avortement devrait faire l’objet d’une déclaration auprès des services vétérinaires ce qui déclenche une visite vétérinaire prise en charge par l’état) (possibilité d’aide à hauteur de 40 % des frais d’analyse liées à un diagnostic complémentaire. Prenez contact avec le GDS).

- Enfin pour anticiper la mise à la réformes des vaches vides, il y a la possibilité d’effectuer des constats de gestation :

  • Soit par fouille : elle peut être réalisée 60 jours après la fécondation mais est moins précise.
  • Soit par échographie : elle peut être réalisée à partir de 35 à 40 j après la fécondation. Elle est plus précoce et plus fiable.

Anticiper est un des moyens de mieux faire face aux problèmes rencontrés.

N’hésitez pas à contacter l’un de nos conseillers Elevage.

 
 

 

Formations

 

- 15 mars ou 1er avril au choix : Identifier et soigner les maladies en élevage ovin
 
 

 

Menaces sur les filières équines

 
Modifier le statut juridique du cheval en le faisant passer " d’animal de rente" à " animal de compagnie " voilà l’idée de 14 de nos députés le 14 janvier 2010 ! Ce changement de classification bouleverserait la filière cheval de façon catastrophique. Car non seulement l’élevage de chevaux lourds destinés à la boucherie serait explicitement interdit, et mettrait fin à la production de chevaux de trait laquelle a permis la sauvegarde de races menacées, mais, strictement appliquée, cela menacerait également les compétitions les plus traditionnelles : courses, saut d’obstacles et autres épreuves. En effet, selon l’article 7 de la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie du13/11/1987 " aucun animal de compagnie ne doit être dressé d’une façon qui porte préjudice à sa santé ou à son bien-être, notamment en le forçant à dépasser ses capacités ou sa force naturelles ou en utilisant des moyens artificiels". De plus, l’article 9 ajoute "aucun traitement ne peut lui être appliqué, ni aucun procédé utilisé, afin d’accroître ou de diminuer, si cela peut constituer un risque pour sa santé et le bien être de cet animal ". En raison de leur imprécision et de l’emploi de termes aussi flous que " force naturelle ", moyens artificiels ", " procédés utilisé ", ces deux articles sont lourds de menaces juridiques pour les sports équestres qui se verront reprocher, un jour ou l’autre, de demander au cheval de " dépasser ses capacités ", en autorisant l’emploi d’aides artificielles comme les embouchures, la cravache, les éperons, les enrênements…..De plus, en matière de fiscalité, l’application du statut de cheval de compagnie obligera les professionnels à appliquer un taux de TVA de 19,6% à la place du 5,5%. N’en déplaise aux anti-hyppophagie, le choix d’exclure de la filière bouchère un cheval est déjà possible via le " formulaire traitements médicamenteux". A eux de l’appliquer à tous les chevaux pour lesquels ils ont eu un jour la propriété. Le résultat de cette action permettrait d’assainir le marché de la viande chevaline avec des chevaux " bradés " faisant concurrence aux chevaux lourds à vocation bouchère principalement.
Jean-Marie Mortaud - conseiller à St Girons - 05 61 66 10 24
 
 

 

OTRAC : un programme européen de coopération transfrontalière pour la race gasconne

 
Ce projet, à l’initiative d’UNIZAR, l’université de Saragosse, regroupe quatre partenaires français et trois espagnols, qui vont travailler ensemble jusqu’en 2011.

- Les partenaires du programme :

  • pour la France : la Chambre d’Agriculture de l’Ariège, le Groupe Gascon, l’Institut de l’Elevage et l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse
  • pour l’Espagne : l’Université de Saragosse, le centre de recherche et de technologies agroalimentaires d’Aragon (CITA) et l’institut de recherche et de technologie agroalimentaires de Catalogne (IRTA).

- Le but :

développer une organisation transfrontalière reproductible du type Race/Territoire/Produit « de la génétique à la viande de qualité » pour un développement économique durable dans la zone Pyrénéenne.

Ce travail va être mené en particulier sur la race « Bovin gascon ». Toutefois, le programme vise à fournir un modèle de base, reproductible pour les autres races et même avec d’autres espèces. Le projet va ainsi rassembler un ensemble de territoires et de partenaires tous concernés par les questions de maintien et de développement de la race gasconne.

- Les actions prévues :

Ces acteurs du développement agricole et de la recherche, forts d’initiatives déjà menées localement ou en partenariat, travaillent à la mise en œuvre des actions suivantes prévues :

  • Etude de l’histoire de la race des bovins gascons dans les Pyrénées, reconnaissance officielle de la race gasconne en Espagne, structuration de la race gasconne en Espagne.
  • En 2009, une enquête a été réalisée auprès d’éleveurs gascons, espagnols (30) et français (25). L’objectif était de caractériser les élevages français et espagnols et d’étudier la perception de cette race des 2 côtés des Pyrénées.
  • Etude des modalités de développement du contrôle de performances en France et en Espagne.
  • Caractérisation des différents types de produits issus de la race Gasconne en France et en Espagne et les filières de commercialisation de la viande Gasconne.
  • Réalisation d’une étude de perception de différents produits (Veau, taurillon, vache grasse…) auprès des consommateurs en Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aragon et Catalogne…

- Contacts :

  • Chambre d’Agriculture de l’Ariège – Service Territoires – Environnement et Diversification - Nicolas Tripogney – tél. : 05 61 02 14 45
  • Chambre d’Agriculture de l’Ariège – Service Financements et Politiques Agricoles – Stéphanie Lebrun – tél. : 05 61 02 14 00

 
 

 
 
 
 
Le PNR des Pyrénées ariégeoises a organisé les 23 et 24 octobre à St Girons les 2èmes Rencontres scientifiques sur le thème : "Elevage et gestion des milieux".
 
 
Accueil     |    Syndication     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter
  Mis à jour le lundi 6 septembre 2010