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dimanche 5 septembre 2010
Campagne 2010 et avertissements hebdomadaires
Retrouvez chaque semaine notre avertissement irrigation : état des réserves et débit des rivières, données météo, gestion volumétrique, conseils... Le bulletin est publié dans le journal Terres d’Ariège (parution le vendredi), mais il est possible de le recevoir par mail plus tôt dans la semaine. Pour cela envoyez votre adresse mail à villeneuve@ariege.chambagri.fr. Les avertissements Irrigation sont réalisés par Jérôme Pédoussat et Anne-Claire Latrille, conseillers spécialisés à la Chambre d’Agriculture de l’Ariège (antenne de Villeneuve du Paréage). N’hésitez pas à les contacter : Tél 05 61 60 15 30
La campagne d’irrigation 2010 s’annonce comparable à celles de 2006, 2007 et 2008 : Montbel sera rempli à 80% alors que Mondély (Lèze) et Filleit (Arize) seront pleins. De quoi couvrir les besoins d’irrigation et de soutien d’étiage sans trop de problème sauf bien sûr dans les petites rivières non-réalimentées par un barrage (très minoritaires) : ceci d’autant que les surfaces irriguées sont à la baisse sur le département.
Pour ce qui est de Filleit et de Mondély, la situation est comparable aux années précédentes et en tout point confortable : ces 2 barrages sont pleins, avec des stocks qui permettent largement de couvrir les besoins.
Si le remplissage de Montbel ne soulève plus guère d’inquiétude à ce jour, le recul des surfaces irriguées n’y est pas étranger : presque 2000 Ha de moins en plaine de l’Hers et de l’Ariège par rapport à 2009, soient 2 millions de m3 en moins autorisés ! La lente érosion des surfaces irriguées et donc des volumes consommés est d’ailleurs une réalité dans tout Midi-Pyrénées depuis 2003 : le rebond enregistré en 2008 et 2009 (hausse des cours en 2007-2008, déficit d’emblavement de cultures d’hiver en 2009) ne semble pas se confirmer du moins en Ariège. Plusieurs explications peuvent être avancées : la campagne d’emblavement de céréales d’hiver a été tout à fait normale, les surfaces disponibles en maïs semences sont en repli et il n’y a dorénavant plus d’aide « PAC » supplémentaire couplée aux surfaces irriguées (découplage total). On peut également penser que l’environnement défavorable à l’irrigation et le coût de cette pratique dans un contexte économique difficile ont un impact sur cette diminution. Cette année encore, les volumes autorisés l’ont été sur la base de ratio par culture et type de sol, concertés entre le service de police de l’Eau et des Milieux Aquatiques (SPEMA-DDT) et la Chambre d’Agriculture. Par rapport à 2009, un type de sol a été ajouté dans le tableau de référence (sols argilo-limoneux) et des ajustements ont été opérés pour les cultures irriguées minoritaires : arboriculture, prairies, céréales et pois.
L’année dernière, des assecs importants ont été relevés par les usagers locaux et la police de l’Eau sur cette petite rivière fragile, non réalimentée. Cette année, la délivrance d’autorisations de pompage aux irrigants locaux a donc été assortie d’une condition : mieux respecter les prélèvements par alternance (tours d’eau…) qui avaient été mis en place depuis quelques années. Au delà du Countirou, toutes les petites rivières non réalimentées ou des prélèvements d’irrigation sont effectués (Douctouyre, ruisseau affluents de l’Hers, Crieu, Volp, Lens, ruisseau d’Arnave, Arget…) sont potentiellement concernées par ce genre de situation : en cas de sécheresse prononcée, mieux vaut s’entendre pour modérer et alterner les prélèvements.
Cette année devait être désigné dans chaque unité de gestion hydrologique du bassin l’organisme unique qui sera chargée de la gestion des prélèvements pour l’irrigation, à partir d’un volume annuel prélevable qui lui sera accordé pour plusieurs années. Cette désignation a déjà été retardée et pourrait l’être encore plus en raison notamment de négociations difficiles sur ces volumes prélevables : les propositions de l’administration et de l’Agence de l’Eau ne sont pas satisfaisantes pour les irrigants en de nombreux secteurs du bassin Adour-Garonne car elles conduiraient à des réductions très importantes des prélèvements. En Ariège, l’essentiel de ces prélèvements se fait sur des rivières réalimentées, ce qui facilite les débats : dans l’UG6 par exemple (principale unité irriguée avec l’Hers, l’Ariège et la Lèze), le principe de caler les volumes prélevables au niveau des autorisations actuelles a été retenu. Il devrait être appliqué aussi pour l’Arize au sein de l’UG5. Quant aux secteurs non-réalimentés, il n’est pas prévu de diminution importante par rapport à ce qui est consommé aujourd’hui.
Comme depuis de nombreuses années, la Chambre d’Agriculture poursuit en 2010 son accompagnement technique auprès des irrigants. Au programme : avertissement hebdomadaire dans Terre d’Ariège, par mail et sur le site internet, suivi de parcelles de références, plaquette technico-économique sur l’irrigation du maïs, et si possible enquêtes sur les pratiques des irrigants à partir d’une retenue collinaire. Rendez-vous donc tout au long de la campagne dans l’avertissement ! Jérôme Pédoussat, Chambre d’agriculture à Villeneuve du Paréage.
Tél 05 61 60 15 30
Malgré une deuxième partie d’été « demandeuse » (chaleur et sécheresse), la campagne d’irrigation 2009 s’est déroulée sans alerte sur le débit des principales rivières en Ariège : le remplissage des réserves en début de campagne n’y est pas étranger !
Avertissements, fiches techniques, communication...la Chambre d’Agriculture renforce l’accompagnement aux agriculteurs
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Mis à jour le mardi 31 août 2010 |